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Affichage des articles associés au libellé psychiatrie

Programme BREF : un peu court...

     Le programme BREF, destiné aux aidants familiaux, est porté par la fondation Fondamental . Il se déroule en trois séances: D'abord, il s'agit d'écouter des membres de la famille d'un patient au sujet d'eux-mêmes. Puis, lors d'une autre séance, au sujet de leur proche malade. La troisième séance est recentrée sur les proches. Ces trois séances sont suivies d'un entretien téléphonique. Certes, ce programme peut aider les familles dans leur vécu, favoriser l'accompagnement du malade. Mais comment prend-on en compte le vécu du patient, tenu à l'écart du programme ? Alors que par ailleurs, la participation du patient à son propre soin est favorisée (en particulier avec les outils du programme de rétablissement ), il est écarté du programme BREF. Faut-il aider le malade à se prendre en charge, ou encourager la tendance éventuelle à la passivité ? Comment ne pas intégrer la "personne concernée" (vocabulaire actuel de la psychiatrie) à l'é...

Vers l'alliance thérapeutique

Ce n'est pas dans les ouvrages de vulgarisation que j'ai découvert cette notion. Elle m'a été présentée pour la première fois en milieu hospitalier par un psychiatre biologiste et comportementaliste. Voici, selon moi, en quoi elle consiste : D'abord, le psychiatre et le patient se placent dans une relation égalitaire. Le psychiatre est un expert qui ne peut exercer sa science qu'avec la collaboration de son patient (on parle de co-construction diagnostique et thérapeutique Patient/Médecin). Le patient décrit ses symptômes de l'intérieur, le plus précisément possible pour permettre d'arriver à des propositions de soin : doser un traitement, introduire une nouvelle molécule, faire un peu de sport ou anticiper le lever matinal par exemple. L'alliance thérapeutique et basée sur la confiance mutuelle : le psychiatre doit faire preuve d'une grande honnêteté, ne pas chercher à imposer les soins. Le patient doit acquérir les notions de psychiatrie...

Santé psychique et insertion sociale

     2,7% de la population, soit 1 600 000 personnes, sont suivies régulièrement en santé mentale.     40% d'entre eux disposent d'un emploi (selon la dernière étude parue: DRESS, 2003), pour 64% pour l'ensemble de la population (chiffre INSEE 2010).       La moitié seulement vit en couple alors que 7 Français sur 10 sont dans ce cas.      77% des personnes suivies en psychiatrie ont des contacts fréquents en dehors de leur famille, pour 85% de la population générale.     Ces chiffres mettent en avant la désinsertion sociale des malades psychiques. Non seulement nous souffrons, soit en permanence, soit par périodes, de notre maladie mais en plus, notre vie sociale est difficile, du fait des troubles, des médicaments qui handicapent la sociabilité, ou des préjugés que nous subissons, dans le travail comme dans les loisirs.

Parler à son psy

    L'alliance thérapeutique consiste en un ensemble de règles fondamentales de communication avec un soignant.     Nous allons aborder maintenant le contenu de la communication, que ce soit dans le cadre d'entretiens à but de prescription ou de psychothérapie.    Il ne s'agit pas d'un dialogue, comme avec un ami ou un collègue. D'abord, le psy parlera rarement de lui. Ensuite, les tracas de la vie quotidienne ne l'intéresseront pas (ex: votre vieux chien est mort, vous avez vu votre tante dimanche...). Ce n'est qu'avec un psychanalyste que vous pourrez faire librement des associations d'idées. Avec les autres soignants, il faut s'efforcer d'être précis, sans quoi le soignant peut imaginer n'importe quoi, être clair dans l'énoncé des problèmes, s'adresser à la bonne personne (un psychiatre n'est pas assistant social). Le psychologue vous aidera à chercher des solutions à vos problèmes en fonction de votre personnalité et d...

Plaidoyer pour l'hospitalisation utile

Une hospitalisation en psychiatrie, c'est souvent... l'ennui. On prend ses médicaments à heure fixe, sous le regard vigilant des infirmiers, ses repas, on fume (beaucoup trop), on écoute un peu de musique sur son MP3, on attend le jour suivant. Pourtant, l'hôpital pourrait être le lieu où l'on apprend à connaître sa maladie, à mieux la comprendre, à la gérer. La Haute autorité de santé ( http://www.has-sante.fr ) propose des procédures d'établissement de programmes de psychoéducation dans le champ des maladies chroniques. Pour une définition de l'éducation thérapeutique du patient, vous pouvez voir l'article de Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_th%C3%A9rapeutique_du_patient On pourrait imaginer que, regroupés en fonction de leur pathologie, les patients apprennent, ou plutôt co-construisent des connaissances, et qu'ainsi ils puissent éviter les ré-hospitalisations, mieux gérer les relations avec leur entourage, prendre en compte l...

Groupes d'Entraide Mutuelle (GEM): une innovation en santé mentale

Les Groupes d'Entraide Mutuelle ont été créés par la loi du 11 février 2005, suite au constat de l'isolement fréquent des personnes souffrant de troubles psychiques. Qu'est-ce qui change vraiment, par rapport aux structures existantes, CATTP, hôpitaux de jour... ? L'encadrement y est assuré le plus souvent par des éducateurs spécialisés ou des psychologues de formation. Les activités organisées sont de l'ordre de l'apprentissage ou du récréatif, sans finalité soignante: il s'agit d'être ensemble, de partager des moments agréables, ce qui permet de recréer une vie sociale souvent détériorée par la maladie psychique. La parole de chacun est prise en compte sans interprétation de symptômes, ni de transferts par rapports aux soignants. Ainsi, les malades psychiques peuvent bénéficier d'un espace sans soin, sans "étiquette". C'est déjà beaucoup. Mais plus encore, le texte de loi prévoit que le GEM, la plupart du temps créé avec le ...