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Santé psychique et sommeil

Pour bien s’endormir, il faut d’abord ne pas trop se couvrir. Votre couette ne doit pas trop déborder du lit, et vous couvrir seulement jusqu’aux épaules. En été, ne pas hésiter à prendre une douche froide avant le coucher. Si possible, la pièce doit être à 16°, ou en tout cas en-dessous de 20°. Les cycles de sommeil sont d’environ 1h10. Prévoir un nombre de cycles suffisant : chacun a des besoins de sommeil différents. Semaine ou week-end, ne pas avoir un écart de plus d’une heure de lever. Un jour dans le week-end, privez-vous de café et de thé, afin de bénéficier d’une légère sédation naturelle. Avant l’endormissement, n’utilisez pas d’écrans. Ecoutez de la musique douce, ou lisez : la lecture de romans du XIXe siècle avant le coucher améliore la qualité du langage le lendemain. N’oubliez pas que le sommeil est dépressiogène : en cas de « coup de blues », ne restez pas au lit. En cas d’épisode dépressif, ne vous couchez pas plus tôt que d’habitude. Il est alors primordial de ...

Programme BREF : un peu court...

     Le programme BREF, destiné aux aidants familiaux, est porté par la fondation Fondamental . Il se déroule en trois séances: D'abord, il s'agit d'écouter des membres de la famille d'un patient au sujet d'eux-mêmes. Puis, lors d'une autre séance, au sujet de leur proche malade. La troisième séance est recentrée sur les proches. Ces trois séances sont suivies d'un entretien téléphonique. Certes, ce programme peut aider les familles dans leur vécu, favoriser l'accompagnement du malade. Mais comment prend-on en compte le vécu du patient, tenu à l'écart du programme ? Alors que par ailleurs, la participation du patient à son propre soin est favorisée (en particulier avec les outils du programme de rétablissement ), il est écarté du programme BREF. Faut-il aider le malade à se prendre en charge, ou encourager la tendance éventuelle à la passivité ? Comment ne pas intégrer la "personne concernée" (vocabulaire actuel de la psychiatrie) à l'é...

Empowerment

L'empowerment correspond au fait de se libérer de la maladie : Tout en conservant, bien sûr, sa propre pathologie, l'individu acquiert une connaissance de sa maladie, une distanciation et devient ou redevient capable de s'investir librement dans son existence. L'OMS (1986) définit la promotion de la santé ainsi : "Permettre à l'individu d'exercer un meilleur contrôle sur les facteurs déterminants de sa santé". La thèse d'Isabelle Aujoulat (Louvain, 2007) met des mots sur l'empowerment (littéralement donner, acquérir du pouvoir) : Il s'agit de renforcer le sentiment de maîtrise du patient par rapport à sa maladie. Le patient peut sortir du sentiment d'impuissance, réagir en contrôlant davantage sa vie. Il peut agir sur son environnement. La compétence personnelle, la motivation au changement s'accompagnent souvent d'une volonté de participation à des actions collectives et publiques; Le Groupe d'Entraide Mutuelle (GEM) ...

Plaidoyer pour l'hospitalisation utile

Une hospitalisation en psychiatrie, c'est souvent... l'ennui. On prend ses médicaments à heure fixe, sous le regard vigilant des infirmiers, ses repas, on fume (beaucoup trop), on écoute un peu de musique sur son MP3, on attend le jour suivant. Pourtant, l'hôpital pourrait être le lieu où l'on apprend à connaître sa maladie, à mieux la comprendre, à la gérer. La Haute autorité de santé ( http://www.has-sante.fr ) propose des procédures d'établissement de programmes de psychoéducation dans le champ des maladies chroniques. Pour une définition de l'éducation thérapeutique du patient, vous pouvez voir l'article de Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_th%C3%A9rapeutique_du_patient On pourrait imaginer que, regroupés en fonction de leur pathologie, les patients apprennent, ou plutôt co-construisent des connaissances, et qu'ainsi ils puissent éviter les ré-hospitalisations, mieux gérer les relations avec leur entourage, prendre en compte l...