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Santé psychique et insertion sociale

     2,7% de la population, soit 1 600 000 personnes, sont suivies régulièrement en santé mentale.     40% d'entre eux disposent d'un emploi (selon la dernière étude parue: DRESS, 2003), pour 64% pour l'ensemble de la population (chiffre INSEE 2010).       La moitié seulement vit en couple alors que 7 Français sur 10 sont dans ce cas.      77% des personnes suivies en psychiatrie ont des contacts fréquents en dehors de leur famille, pour 85% de la population générale.     Ces chiffres mettent en avant la désinsertion sociale des malades psychiques. Non seulement nous souffrons, soit en permanence, soit par périodes, de notre maladie mais en plus, notre vie sociale est difficile, du fait des troubles, des médicaments qui handicapent la sociabilité, ou des préjugés que nous subissons, dans le travail comme dans les loisirs.

Travail et santé psychique

Au cours de la vie d'un malade psychique, la première crise survenant bien souvent avant l'âge de la retraite, se pose la question de la poursuite ou non d'une activité professionnelle.     En effet, les crises peuvent être des causes de perte d'emploi, l'absentéisme également. Il est parfois difficile de retrouver son niveau de compétence lorsqu'on prend encore de fortes doses de médicaments. On se heurte parfois à l'incompréhension des collègues et du patron, et classé dans la catégorie des employés à problèmes, là où il suffirait au contraire d'un environnement compréhensif et de quelques encouragements pour que la personne malade puisse retravailler à son niveau antérieur.     L'invalidité du régime général, si la personne a travaillé plus de 10 ans, complétée éventuellement par une prévoyance, ou alors par l'Allocation adulte handicapé, lorsque la maladie est survenue plus tôt, sont des solutions lorsque la reprise de contact avec le mon...

Tentative de définition de la maladie psychique

A l'attention des néophytes, il me semble important de préciser ce qu'est exactement, selon moi, un "malade psychique", autrefois appelé "fou" ou "insensé". Voir l'étude du CCOMS datant de 2001. De nos jours, les malades psychiques ne se distinguent pas du reste de la population, si ce n'est éventuellement par une certaine lenteur verbale et motrice, ou encore par des tremblements des extrémités, liés au traitement suivi. Leur insertion professionnelle et sociale est pourtant très difficile, du fait de crises qui peuvent rendre difficile le suivi d'un cursus de formation, la conservation d'un emploi, provoquer la stigmatisation et le rejet par les collègues, les amis, voire par la famille.       En effet, certains malades psychiques, en particulier les personnes souffrant de trouble bipolaire ou de schizophrénie, même suivant un traitement médicamenteux, peuvent, selon des fréquences très variables (alla...