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Affichage des articles associés au libellé maladie mentale

Santé psychique et sommeil

Pour bien s’endormir, il faut d’abord ne pas trop se couvrir. Votre couette ne doit pas trop déborder du lit, et vous couvrir seulement jusqu’aux épaules. En été, ne pas hésiter à prendre une douche froide avant le coucher. Si possible, la pièce doit être à 16°, ou en tout cas en-dessous de 20°. Les cycles de sommeil sont d’environ 1h10. Prévoir un nombre de cycles suffisant : chacun a des besoins de sommeil différents. Semaine ou week-end, ne pas avoir un écart de plus d’une heure de lever. Un jour dans le week-end, privez-vous de café et de thé, afin de bénéficier d’une légère sédation naturelle. Avant l’endormissement, n’utilisez pas d’écrans. Ecoutez de la musique douce, ou lisez : la lecture de romans du XIXe siècle avant le coucher améliore la qualité du langage le lendemain. N’oubliez pas que le sommeil est dépressiogène : en cas de « coup de blues », ne restez pas au lit. En cas d’épisode dépressif, ne vous couchez pas plus tôt que d’habitude. Il est alors primordial de ...

Parentalité et santé psychique

     Comme tous, nous rêvons souvent d'avoir des enfants et de les voir s'épanouir.  Mais lorsque l'on souffre d'une maladie mentale, et que l'on souhaite avoir un enfant, il faut, bien sûr, avoir en tête qu'il aurait davantage de risques de souffrir, aussi, un jour, de troubles psychiques, qu'il faudrait alors  l'aider à s'adapter à sa pathologie. Quelle que soit l'évolution de l'enfant, il aura besoin d'une stimulation affective, sociale, de développer ses apprentissages, de recevoir une éducation. Votre propre équilibre psychique devra donc éventuellement être (ou avoir été) renforcé par une psychothérapie. Votre conjoint ou votre enfant peuvent en bénéficier également, en libéral ou dans les structures du service public de psychiatrie. Si vous devenez parents, vous devrez aussi développer vos propres ressources éducatives, vous adapter à l'âge de votre enfant. Et au-delà de la joie d'accompagner un enfant pour qu'il devi...

Santé psychique et insertion sociale

     2,7% de la population, soit 1 600 000 personnes, sont suivies régulièrement en santé mentale.     40% d'entre eux disposent d'un emploi (selon la dernière étude parue: DRESS, 2003), pour 64% pour l'ensemble de la population (chiffre INSEE 2010).       La moitié seulement vit en couple alors que 7 Français sur 10 sont dans ce cas.      77% des personnes suivies en psychiatrie ont des contacts fréquents en dehors de leur famille, pour 85% de la population générale.     Ces chiffres mettent en avant la désinsertion sociale des malades psychiques. Non seulement nous souffrons, soit en permanence, soit par périodes, de notre maladie mais en plus, notre vie sociale est difficile, du fait des troubles, des médicaments qui handicapent la sociabilité, ou des préjugés que nous subissons, dans le travail comme dans les loisirs.

Souffrance psychique

La souffrance psychique touche environ un Français sur cinq.    Elle peut être seulement temporaire, récurrente, ou se traduire par une inadaptation au moins partielle à la vie sociale. Il peut s'agir de fortes variations d'humeur, d'idées erronées et obsédantes, de difficultés graves à gérer les relations sociales.     La souffrance primaire liée à cette maladie, peut se manifester aussi par des angoisses, des hallucinations, des dépenses frénétiques, que les médicaments ne soignent pas miraculeusement (voir le message au sujet des antipsychotiques). La personne peut être consciente ou non, elle souffre et paie les conséquences de ses actes après ses crises. Elle est parfois conduite au pire : concernant le trouble bipolaire, qui touche 4% de la population, on observe un taux de suicide de 15% à 20 %.    La souffrance des malades psychiques est également liée au regard stigmatisant de leurs interlocuteurs : Les maladies psychiques conduisent "à la ra...

Tentative de définition de la maladie psychique

A l'attention des néophytes, il me semble important de préciser ce qu'est exactement, selon moi, un "malade psychique", autrefois appelé "fou" ou "insensé". Voir l'étude du CCOMS datant de 2001. De nos jours, les malades psychiques ne se distinguent pas du reste de la population, si ce n'est éventuellement par une certaine lenteur verbale et motrice, ou encore par des tremblements des extrémités, liés au traitement suivi. Leur insertion professionnelle et sociale est pourtant très difficile, du fait de crises qui peuvent rendre difficile le suivi d'un cursus de formation, la conservation d'un emploi, provoquer la stigmatisation et le rejet par les collègues, les amis, voire par la famille.       En effet, certains malades psychiques, en particulier les personnes souffrant de trouble bipolaire ou de schizophrénie, même suivant un traitement médicamenteux, peuvent, selon des fréquences très variables (alla...

La violence des malades mentaux : un mythe

Les faits divers se suivent, et se ressemblent, malheureusement: les médias montent en épingle chaque agression commise par un malade mental, fustigeant l'inaction de la justice et de l'administration . Le risque de violence lié à la maladie psychique existe, essentiellement lorsque l'état de santé est aggravé par l'abus de substances toxiques. La violence s'acquiert davantage par l'histoire familiale et personnelle qu'elle n'est liée à une pathologie. Il ne faut pas confondre crime et maladie mentale, les malades psychiques étant plus souvent victime que coupable : " la violence dont ils sont eux-mêmes l’objet est méconnue. En effet, elles sont 7 à 17 fois plus souvent victimes de violence (verbale et/ou physique) que les personnes sans trouble mental. La maladie mentale ne concernant que m oins de 1 homicide sur 20 ".(source Haute Autorité de Santé ). Pourtant, les Français restent persuadés à 90% qu'un "fou" est irrémé...

Groupes d'Entraide Mutuelle (GEM): une innovation en santé mentale

Les Groupes d'Entraide Mutuelle ont été créés par la loi du 11 février 2005, suite au constat de l'isolement fréquent des personnes souffrant de troubles psychiques. Qu'est-ce qui change vraiment, par rapport aux structures existantes, CATTP, hôpitaux de jour... ? L'encadrement y est assuré le plus souvent par des éducateurs spécialisés ou des psychologues de formation. Les activités organisées sont de l'ordre de l'apprentissage ou du récréatif, sans finalité soignante: il s'agit d'être ensemble, de partager des moments agréables, ce qui permet de recréer une vie sociale souvent détériorée par la maladie psychique. La parole de chacun est prise en compte sans interprétation de symptômes, ni de transferts par rapports aux soignants. Ainsi, les malades psychiques peuvent bénéficier d'un espace sans soin, sans "étiquette". C'est déjà beaucoup. Mais plus encore, le texte de loi prévoit que le GEM, la plupart du temps créé avec le ...